Faut-il s’inquiéter du retrait du Royaume Uni de l’Union Européenne ? C’est la question qui vient à toutes les lèvres au lendemain du Brexit en juin dernier. Du moins, pour les opérateurs économiques européens, en l’occurrence les entreprises françaises.

Le Consul Honoraire de Lettonie Michel-Henry VANDESMET

Le Consul Honoraire de la Hongrie Louis SAVARY

Le Consul Honoraire de Madagascar Jérémie Gordien Ravahimanana

Pour Christian St Etienne, économiste, universitaire, il n’y a pas lieu de paniquer, parce que la défection des britanniques « n’est pas la fin du monde ». D’ailleurs, l’expert en la matière qu’il est a martelé « le pays ne va pas s’effondrer, les Anglais vont traverser le brexit, il n’y aura pas de rupture entre l’Union Européenne et le Royaume Uni ».Mais la théorie, l’analyse du scientifique a-t-elle réussi à enlever la crainte des entreprises ayant des affaires avec la Grande Bretagne ? Le doute est permis, dans la mesure où deux incertitudes grèvent toujours les esprits.

En effet, la 1ère question qui se pose est de savoir si les britanniques vont garder l’accès au marché unique.

La seconde est, la finance anglaise va -t-elle conserver le passeport européen.Car c’est à partir de ces deux paramètres que les changements majeurs vont découler. Dans le cas contraire, une complexification administratives des relations commerciales avec le Royaume Uni est à craindre.Il va s’en dire que, les avis des entreprises divergent selon les appréhensions de chacun.

Pour leur part, les importateurs sont plutôt optimistes et confiants. La dévaluation progressive de la Livre Sterling (plus de 10% actuellement) par rapport à l’Euro leur est favorable.

Par contre, les exportateurs sont sceptiques, voire même, fatalistes. Cette baisse du Livre Sterling les désavantage. Le secteur tourisme est le premier touché, puisque le pouvoir d’achat des britanniques est revu à la baisse et la fréquentation touristique suivra la tendance.Si telle est la situation en Europe, face au brexit, qu’en est-il du côté de la Grande Ile ?

Présent à la table ronde sur les impacts du brexit sur les entreprises de la Région des Pays de la Loire, le Consul Honoraire de Madagascar pour le Grand Ouest a donné sa version des choses. La dépréciation de la monnaie anglaise nous est plutôt bénéfique a-t-il mentionné. Le Diplomate malgache a souligné en substance que, même si des mesures administratives sur les relations commerciales entre l’Union Européenne et le Royaume Uni interviennent, elles ne pourraient concerner Madagascar.

Toujours est-il que, brexit ou pas, une fois de plus le Consul du Grand Ouest a montré ses talents de « chasseur », toujours à l’affut des opportunités pour relever son défi de toujours « promouvoir Madagascar ».Cette plateforme qui a réuni plus de 1200 personnes, des dirigeants d’entreprises tous secteurs confondus pour la plupart, lui a permis de détecter les investisseurs potentiels, désireux de faire des affaires dans la grande Ile.

Bien évidemment, ses entretiens ont porté sur les attraits qu’offre Madagascar, pour ne citer que : le microclimat qui favorise diverses plantations aves nos terres arables et fertiles, le milieu marin avec la zone économique exclusive, la richesse de notre biodiversité avec l’endémicité de la flore et la faune, les richesses de notre sous-sol, la beauté de nos sites touristiques, la variété de nos produits artisanaux, l’abondance de nos matières premières, la qualité de notre main d’œuvre …

Mais surtout, sur le climat des affaires, où il a rapporté à chacun de ses contacts, les efforts entrepris et mesures prises pour faciliter, favoriser et sécuriser les investissements à Madagascar.

Bref, de par ses démarches, appel est lancé à l’endroit des entreprises de la Région des Pays de la Loire, venus nombreux à cet évènement, sur les opportunités de la Grande Ile, pour une collaboration durable et profitable réciproquement entre les parties.

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