En juin 1917, les premiers contingents US mettent pieds sur la France. Le 26 juin très exactement, les « Sammies » de la First Division débarquent dans la rade de Saint Nazaire, où une base d’aérostats a été aménagée pour accueillir près de 200 000 soldats, 3 tonnes de marchandises et 42 000 chevaux.

Dans leurs bagages, les Américains sont aussi venus avec une partie de leurs cultures, en l’occurrence la musique jazz, le basket-ball et le baseball. Des disciplines qui sont désormais fortement ancrées dans la société française et même au-delà des frontières.
Pour le Grand-Ouest, la Commune de Saint-Viaud a également joué un grand rôle dans ce conflit, puisque c’est sur son sol que la base des ballons dirigeables est implantée. Tout comme la Commune de Paimboeuf, où en 1916 a été construit l’usine d’armements et de produits chimiques destinés à ravitailler les troupes.
Mais dans cette guerre, il n’y avait pas seulement que les soldats qui se battaient aux fronts. Il y avait aussi ceux qui y ont contribué, même dans l’ombre, souvent méconnus du public. Des malgaches ont fait partie de ces « oubliés » de l’histoire.
Affectés dans les usines de produits chimiques destinés à la fabrication d’explosifs, ces ouvriers qu’on appelait « Les travailleurs coloniaux » opéraient dans des conditions difficiles et n’étaient non plus habitués au climat. Quatre de nos compatriotes font partie des victimes de maladie pulmonaire. Ils reposent désormais, au carré militaire du cimetière de Paimboeuf.

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